Maxence Rifflet

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Maxence Rifflet (1978) vit à Aubervilliers. Membre du groupe rado

Entre 2002 et 2006, il se rend à plusieurs reprises dans la vallée du Yangtsé progressivement immergée (c’est l’époque de la construction du barrage des Trois-Gorges), et documente par la photographie les mutations du territoire, et les nouveaux modes d'appropriation de l'espace public qui s'y inventent. À la même époque, il s'implique dans plusieurs projets du groupe de travail réuni autour du séminaire Des territoires. En 2003, il répond à une commande sur le site de l'ancien Service municipal des pompes funèbres de Paris, juste avant qu’il ne devienne Le 104, et réalise un album conservé au musée Carnavalet. Entre 2007 et 2010, il concentre son travail photographique sur deux territoires normands : la route dite « touristique » qui relie Cherbourg à Coutances, et les « boucles » de la Seine ; et produit un ensemble de tableaux photographiques issus d’une réflexion sur le pittoresque inspirée de Robert Smithson. Deux expositions sont présentées, l’une à Cherbourg, l’autre à Rouen, accompagnées du livre Une route, un chemin édité par Le Point du jour.

Parallèlement à ces travaux, il provoque régulièrement des situations d'expérimentation artistique au sein de structures pédagogiques. Le livre Fais un fils et jette-le à la mer (2004), publié avec Yto Barrada et Anaïs Masson, retrace une expérience menée à Marseille et à Tanger avec des adolescents marocains dont la pratique photographique devient l'enjeu d'une interrogation sur l'immigration clandestine. Correspondances (2009) est le résultat d’une résidence au collège de Nonancourt (avec Elsa Manant, professeur de français), qui mêle pratique photographique et échanges épistolaires à partir d’une interrogation sur le quotidien. En juillet 2010, à Mézidon-Canon, dans un centre de loisir, il conçoit et fabrique un ciné-concert 16 mm avec la complicité des enfants (extrait ci-dessous). En 2011-2012, il s’associe à un professeur de musique du Conservatoire d’Aubervilliers (Christophe Boney) et monte avec des élèves, des musiciens (dont son frère, Sylvain Rifflet) et d’autres enseignants, un spectacle qui joue du dédoublement des interprétations musicales : celles filmées dans la ville et vidéo-projetées, et celles performées sur scène ; dispositif qu’il reprend dans le spectacle créé par Sylvain Rifflet, Perpetual Motion. A celebration of Moondog, Banlieues Bleues, 2013.

Il enseigne à l'école supérieure d'art et médias de Caen-Cherbourg.